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Leçon 4
La confessionnalisation réformée
en Allemagne et en Haute-Allemagne
(Version
imprimable) (Forum
de discussion)
- Introduction
- Martin Bucer et Strasbourg
- Jean a Lasco (Johannes a Lasco) et la Frise orientale
- Les comtés de Bentheim, Steinfurt et Tecklenburg
- Lingen
- Lippe
- Rhénanie et Basse-Rhénanie
- L’Association de Comtes de Wetterau (Wittgenstein,
Nassau-Dillenburg-Siegen, Wied)
- Hesse-Kassel
- Électorat palatin et pays de Bade
- Allemagne de l’Est
- Les huguenots en Allemagne
- Bibliographie
11. Allemagne de l’Est
Dans les régions de l’est de l’Allemagne, on peut
observer deux évolutions différentes.
L’évolution dans la principauté d’Anhalt ressemble à certaines évolutions
de la confessionnalisation décrites plus haut. La Réforme
y est progressivement introduite jusqu’en 1545. Dans le contexte
de la polémique suivant la mort de Luther, la région d’Anhalt
adopte principalement les idées de Melanchthon. À partir
de 1580, la maison du prince, liée avec les souverains du Palatinat
de la maison d’Orange, impose une conversion progressive à la
foi réformée. Son théologien le plus important est
Wolfgang Amling, rédacteur de la « Confession d’Anhalt » (1579.)
En 1603, la principauté est séparée en deux. À partir
de 1644, la maison du prince Anhalt-Zerbst impose de nouveau les idées
luthériennes dans cette partie du territoire.
À Brandebourg, la confessionnalisation réformée
progresse différemment. Le prince électeur Jean Sigismund
de Brandebourg se convertit à Noël 1613 à l’Église
réformée. Mais contrairement à presque toutes les
autres régions, cette conversion ne concerne pas tout le territoire
mais uniquement la maison du souverain et ses proches. L’électorat
reste luthérien, rompant ainsi avec le principe « cuius
regio eius religio. » Nous ne savons pas exactement pourquoi le
prince électeur n’exige pas que tout le territoire se convertisse à la
foi réformée. Certains mettent en avant la tolérance
de Jean Sigismund, d’autres pensent plutôt à un calcul
politique.

Kurfürst Sigismund
En 1614 est publiée la « Confessio Sigismundi » qui
souligne certains aspects réformés et qui devient la confession
obligatoire des réformés de Brandebourg. Jusqu’à la
mort de Sigismund, environ vingt « paroisses de la cour » réformées
avec des prédicateurs de la cour voient le jour dans le territoire
luthérien de Brandebourg (par exemple à Crossen, Köpenick,
Landsberg et Kolberg.) L’existence de ces paroisses et de la maison
du souverain réformées entraînent la venue, après
1648, de nombreux réfugiés religieux (notamment des huguenots) à Brandebourg.
Certaines paroisses réformées de la cour restent réformées,
d’autres s’unissent avec des paroisses luthériennes.
Toutes appartiennent en tant que paroisses protestantes à « l’Église
protestante de Berlin-Brandebourg. »
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